Le monde selon Pititjo

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dimanche 11 février 2007

Nouvelle tête pour CC

Creative Commons a sortit de nouveau «logo» pour indiquer ses droits au public. Ils ont l'avantage de mettre le doigt sur la diversité des licences là ou l'ancien logo pouvait laisser croire qu'il n'y avait qu'une seule licence Creative Commons.

Cependant, ces nouveaux logo sont-ils mieux ? Je ne sais pas. Ils me semblent d'avantage réservés à ceux qui savent déjà de quoi il s'agit. Plus de «some right reserved» qui, à la fois indiquait que l'on parlait de droit d'auteur et qui attirait l'œil par sa tournure à la fois familière et inhabituelle. Et puis, tout le monde connait-il la significations des pictogrammes by et sa ?

J'ai changé le logo ici pour le moment, peut-être trouverais-je les nouveau logo super demain. Mais je reste septique.

l'ancien : http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png

le nouveau : http://i.creativecommons.org/l/by-sa/2.0/fr/88x31.png

Pour ceux qui se demandent se que cela signifie, il s'agit d'indiquer que le contenu de ce site est copiable, distribuable et même modifiable selon les termes de la licence creative commons Attribution Paternité. Les seuls contraintes étant qu'il doit être fait mention de l'auteur, de préférence avec un lien vers l'original, que la licence, en plus de devoir être indiquée sur toute copie doit être la même pour les «œuvres» dérivées.

Et vous, vous en pensez quoi de ses nouveau logo ?

samedi 21 octobre 2006

Résultats des concours de la semaine anti-DRM

freeculture.org a donné récemment les résultat de son concours de vidéo sur le thème des DRM. Très peu de temps après, linuxfr donne les résultats de son concourt de dessin sur le même thème. Voici une petite sélection...

La qualité des vidéos lauréates du concours de freeculture est vraiment superbe. Ma préférée n'est pas toute récente puisque je l'avais déjà vue avant ce concours mais elle est toujours autant d'actualité. En fait, elle est monstrueusement plus d'actualité que jamais.

Trusted Computing est sous licence creative commons sampling+. La vidéo est disponible en meilleure qualité sur lafkon.net et sur archive.org.


Les images retenues par linuxfr sont également excellente. Parmi la vingtaine d'image soumise, voici ma petite sélection :
Image de Cédric Joly sous licence Art Libre

Image de Armel sous licence Art Libre

Et un petit bonus de nojhan sous triple licence (CC-by-sa, Art Libre, GNU/FDL) :


lundi 4 septembre 2006

S.O.S Bonheur

Couverture SOS BonheurUn mois sans rien de nouveau ici mais je suis toujours en vie !

AleX, dans un commentaire, regrettait qu'il n'y ait pas de version BD du Mus. Mes talents de dessinateurs étant fort limités je me vois mal lui faire plaisir. Mais le texte est sous une licence creative commons by-sa (Attribution, Partage des conditions à l'identique) libre à chacun, donc, de faire la bande dessinée qui va bien ; il faut juste savoir que cette BD sera de fait sous la même licence.

Sinon, il y a tout de même une BD qui traite de sujets très proches : S.O.S Bonheur de Griffo et Van Hamme. L'intégrale est sortie chez Dupuis dans la collection Aire Libre. Petit extrait :

- Inspecteur Brabant. Au nom de la loi, je vous arrête. Allez-y, vous autres, fouillez-moi tout ça !
- Vous m'arrêtez !? Qu'est-ce que c'est que cette salade !? De quel droit ?
- Sur plainte officielle de l'Union des Artistes Agrées, pour exercice illégale de l'écriture. Vous semblez ignorer que le métier d'écrivain est une profession protégée mon jeune ami. Pour l'exercer il faut être agréé auprès du ministère des arts et des lettres.

L'une de mes BD préférées ...

mercredi 2 août 2006

Le Mus. Et si c'était vrai ?

Jean regardait tranquillement la télévision lorsque passa une publicité pour le Mus, le baladeur numérique universel. Pourquoi continuaient-ils à faire de la publicité ? Tout le monde en avait un il n'y avait pas de concurrence. Ou plutôt, il n'y en avait plus. Voilà cinq ans maintenant, les rares concurrents du Mus avaient arrêté toute production sous l'injonction de l'Union Européenne, du gouvernement des États-Unis et de l'Organisation Mondiale du Commerce. En favorisant le monopole du Mus, le monde réglait un enjeu majeur : l'interopérabilité. Longtemps les consommateurs s'étaient plaint que la musique achetée sur telle ou telle plate-forme de téléchargement n'était pas compatible avec leur lecteur. Aujourd'hui toutes les plates-formes étaient compatibles avec le Mus. Il leur fallait bien sûr payer une licence pour utiliser le format du baladeur mais c'était en quelque sorte le prix à payer pour avoir la compatibilité universelle et puis les plates-formes de téléchargement étaient bien assez riches pour se le permettre.

Jean éteignit le poste. Le silence. Jamais il ne remercierai assez la gardienne d'avoir dénoncé le voisin à la police. Il jouait de la guitare alors qu'il n'était même pas inscrit au conservatoire. Bien sûr, il y aurait été inscrit, il n'aurait pas eu plus le droit de jouer chez lui. Mais sa faute aurait été moins grande. Jean savait bien que l'interdiction de jouer de la musique chez soi n'avait pas pour but premier de limiter la pollution sonore dans les immeubles, que ce n'était là qu'un prétexte mais il fallait bien avouer que cet effet était louable. Et puis la véritable motivation de cette interdiction l'était, à vrai dire, tout autant : en cadrant la musique au sein des conservatoires, on assurait une certaine qualité. Finis les groupes médiocres. On ne risquait plus de payer pour télécharger de la mauvaise musique, le conservatoire garantissait la qualité.

Le premier système mis en place pour garantir la qualité musicale auprès des consommateurs n'avait pas été suffisamment efficace. L'idée d'apposer un symbole sur toutes les productions non professionnelles était une bonne idée mais certains amateurs produisaient des choses très correctes et on avait toujours l'espoir qu'un amateur puisse tout de même faire de la bonne musique.

Logo «Attention amateurs»

Aujourd'hui, le problème était entièrement résolu. La musique était régentée par les conservatoires qui repéraient les musiciens talentueux et leur donnaient le droit de se produire en public et éventuellement d'être téléchargés sur les plates-formes d'achat. Les meilleurs groupes étaient même diffusés à la télévision durant les publicités.

En fait, les conservatoires n'autorisaient pas directement les représentations publiques. Ils inscrivaient les musiciens à l'Académie où ils gagnaient à la fois le statut d'artiste et celui de professionnel. Ce n'est qu'alors qu'ils pouvaient se vendre.

Logo conservatoire national

À penser musique, Jean fut pris de l'envie d'en écouter. Il sortit donc son Mus et mit les écouteurs dans ses oreilles. Un message publicitaire ciblé passa puis il put écouter un premier morceau. Il le savoura car c'était la dernière fois qu'il pouvait l'écouter. Après il devrait payer à nouveau. Heureusement, grâce à la publicité il pouvait écouter chaque morceau plusieurs fois. Certains refusaient qu'une publicité vienne se glisser entre deux morceaux mais Jean ne les comprenait pas car alors ils devaient payer pour chaque écoute.

À la place d'une nouvelle publicité, un avertissement passa : «Nous vous rappelons que vous devez faire passer votre baladeur au contrôle des contenus avant le 30 de ce mois.» disait la voix féminine. Voilà qui était contrariant pensa Jean. Le contrôle du contenu pouvait durer plusieurs jours mais il était obligatoire et nécessaire. Certaines personnes, des pirates sans scrupules, n'hésitaient pas à supprimer les systèmes de contrôle des morceaux qu'ils achetaient. Ainsi, il devenait impossible de leur proposer des publicités ciblées ou encore de s'assurer qu'ils payaient toutes leurs écoutes. Pire ! Certains de ces pirates téléchargeaient de la musique mise à disposition GRATUITEMENT par des musiciens qui n'étaient pas inscrits à l'Académie, parfois qui n'étaient même pas inscrits au conservatoire. De telles pratiques étaient dangereuses et immorales ! Si elles venaient à se répandre, elles pourraient porter atteinte à l'activité des professionnels et de leurs producteurs. La gratuité était un rêve redoutable, un ennemi qu'il avait fallu longtemps pour éradiquer et qui ne devait pas ressurgir au risque de perturber durablement l'économie.

Jean amènerait donc son Mus au contrôle dès le lendemain histoire d'être débarrassé de la corvée. En attendant, il acheta quelques nouveaux morceaux de jeunes artistes. Il ne savait pas du tout ce qu'ils faisaient comme musique mais leur qualité était certifiée par le conservatoire, l'Académie et l'industrie de la musique. Que demander de plus ?

mercredi 19 juillet 2006

Comment les œuvres sont-elles protégées par la loi ?

Il est encore trop fréquent d'entendre qu'une œuvre n'est protégée qu'à partir du moment où elle est déposée ou encore que la Sacem est une étape obligatoire pour les auteurs-compositeurs.

Voyons comment le droit protège les œuvres, ce qu'est la Sacem et profitons-en pour introduire les licences de libre diffusion.

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jeudi 13 juillet 2006

Les dons : premier regard

Après avoir recueilli des avis sur Jamendo et sur musique-libre.org, je m'essaie à un premier brouillon d'analyse. Pas mal de lecture en attente pour compéter cette première réflexion. De plus, j'espère la réponse d'Happiness Project et de En attendant Mado à quelques questions que je leur ais envoyé. Pourvu qu'ils répondent...

La question initiale portait sur les dons. J'ai demandé aux gens se qu'ils en pensaient, notamment par rapport au CD. La pré-vente, par son caractère intermédiaire s'est également imposé dans la discussion.

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mardi 11 juillet 2006

TorrentLibre, un projet de l'association Libre Attitude

Je viens de tomber, par hasard, sur un projet très intéressant de l'association Libre Attitude : torrentlibre. L'idée est de proposer un logiciel permettant de chercher des fichier torrent libres. Les fichiers torrent étant utilisés pour le transfert BitTorent, ces fichiers servent de références pour savoir où chercher les fichiers à télécharger.

Quels différences avec des moteurs de recherche comme torrentule ? Le projet de Libre Attitude est completement décentralisé et repose sur un réseau de confiance là où torrentule centralise le référencement. Si torrentule tombe, c'est toute la base qui est perdue, si torrentlibre tombe, «il suffit de connaître l'adresse d'un serveur de confiance pour relancer un nouveau réseau libre sous un autre nom. En effet, les serveurs de confiance se connaissant entre eux, il suffit de créer un nouveau site où télécharger le logiciel et refaire de la publicité pour le faire connaître»

Je n'ai pas le temps de dévelloper mais à vrai dire, tout l'est déjà sur le wiki de travail du projet.

lundi 10 juillet 2006

Quelques statistiques

Jamendo offre la possibilité de faire des dons aux artistes qui en souhaitent. Une page récapitule les dons effectués. À l'aide d'un petit script qui analise le contenu de cette page, voilà ce que j'obtiens :

EDIT : ces statistique sont erronées ! Elle ne prennent en compte que les dons effectués par carte bleue et oublient les dons fait via paypal qui ne sont pas affichés sur le récapitulatif. Il y a donc plus de dons je laisse tout de même ce billet car il permet de dire : «il y a au moins ça».

Il y a eu 452 dons fait par 248 donneurs différents.
145 artistes ont reçu un/des dons(s).
Le total des dons s'élève à 4882.88€.
Le don moyen représente 10.80€.
Le plus gros don était de 100.00€.
Un donneur donne en moyenne 19.69€.
Le don moyen reçu par artiste ayant reçu est de 33.68€.
Le meilleur donneur en terme de nombre de dons est Finn avec 60 dons.
Le meilleur donneur en terme de somme donnée est Finn avec 648.00€.
L'artiste ayant reçu le plus de dons est David TMX avec 23 dons soit 302.50€.
L'artiste ayant reçu la plus grosse somme est thierry blanchard avec 314.50€ en 22 dons.
14 artistes ont touché leurs dons (dons > 100€).

Le script ne la dit pas mais :

  • il y a 26942 membres sur Jamendo donc moins de 1% des membres (0,92%) ont fait un don.
  • il y a 2323 artistes (dans le sens qui ont un compte artiste sur Jamendo) donc 24619 son non-artiste (suivant la même définition). Les artistes représentes donc 8,62% des inscrits.
  • 6,24% des artistes ont reçu un don.
  • le système de don est en place depuis le 10 juin 2005 soit depuis 395 jours.
  • on a donc 1,14 don par jour pour une moyenne de 12,36€ par jour.

À titre d'information, on note dans les dons des «anomalies» tels que des dons d'un artiste à lui même. Cela s'explique probablement par le fait que pour toucher ses dons sur Jamendo il faut avoir atteint la barre des 100€ (au passage, 9,66% des artistes ayant reçu un don ont put le toucher). Il y a également des dons de 100€ et des enregistrement comme Maman (Binary Mind : 100€) montre que certain ont une mère très généreuse :)

Pour le moment, il n'y a que des données brutes, je ne sais pas encore trop comment les interpréter.

Le script ayant permit l'obtention de ses résultat est en pièce jointe même s'il est très sale et que je devrais en avoir honte. On trouvera également le fichier de données (issus de la page de dons de Jamendo) légèrement retouché pour suprimer les cas casse pieds avoic, par exemple, des virgules ou des parentèses dans le pseudonyme.

dimanche 9 juillet 2006

Centralisation de la distribution contre décentralisation

Nous avons vu dans les précédents billets quels pourraient êtres les bases du fonctionnement d'un système de distribution/diffusion de musique en libre distribution (mais qui pourrait a priori fonctionner pour tout autres choses, la condition sine qua none étant la libre distribution) axé sur un outil de recensement des œuvres existantes et la multitude des diffuseurs potentiels, chaque auditeur pouvant être diffuseur.

Si un tel système s'appuis sur une décentralisation de la diffusion, on pourrait penser qu'elle entraîne une certaine centralisation de la distribution. Qu'en est-il vraiment ou que devrait-il en être pour un bon fonctionnement de ce système ?

Quels sont les forces et les faiblesses de la centralisation de la distribution ? de sa décentralisation ? Où se situe réellement la centralisation ?

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samedi 8 juillet 2006

Réflexion à propos du recensement des œuvres

Je parlais dans mon précédent billet de recensement des œuvres en libre diffusion. J'évoquais dans ce rôle des plateformes tels que Jamendo ou musique libre.org qui implémente dores et déjà la plus part des idées que je vais évoquer.

J'aimerais ici approfondir la réflexion à propos de ce recensement : en quoi me semble-t-il important ? quelles condition devrait-il remplir ?

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