Le monde selon Pititjo

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 31 décembre 2006

Si on finissait l'année ?

2006 prend fin dans quelques minutes, juste le temps d'en causer un peu avant la nouvelle année.

Les DRM sont morts ! Vive les DRM !

L'an dernier, à peu près au même moment, l'assemblée nationale battait son record d'audience télévisée en débâtant à propos de DADVSI. En juillet, le texte était promulgué. Aujourd'hui, les décrets du conseil d'État arrivent. Voila, c'est officiel, je risque 750€ d'amende pour pouvoir lire mes DVD légalement acquis avec un logiciel qui n'a pas reçu l'accréditation des majors du film.

2006 a été la grande année des DRM ou MTP. Ces dispositifs qui devaient sois disant éradiquer le «piratage» en restreignant les droits des utilisateurs (légitimes uniquement, les autres n'étant pas dérangés) ont fleuris, ont été craqués, ont été corrigés...

À présent, on passe à autre chose : l'institut Fraunhofer, à l'origine du format MP3, lance, avec, entre autre, Thomson et Philips, le watermarking. Il s'agit d'un dispositif permettant de marquer un fichier musical avec une sorte de filigrane de tel sorte qu'on pourrait retrouver qui a mis un morceau en ligne. Cette méthode miracle est sensée résister au trou analogique, au changement de format, à la perte de qualité due aux compressions... Mais tant qu'on ne demandera pas la carte d'identité à la caisse de la FNAC, seul ceux qui achètent de la musique en ligne serrons concerné par ce flicage supplémentaire.

Mais on ne tourne pas complètement la page des DRM. Microsoft en remet une couche avec Vista. Pour faire tourner la nouvelle version de Windows, il faudra (outre une machine aux caractéristiques à faire pâlir) un ordinateur dont toutes les pièces sont accréditées par Microsoft or pour obtenir cette accréditation, il faudra que le matériel inclue des protections contre la copie. De plus, Microsoft pourra désactiver vos driver à distance : du jour au lendemain, votre belle carte graphique pourra ne plus marcher sous prétexte que la sécurité du modèle n'est plus garantie. Ils n'ont pas le droit pensez-vous ? Et bien si : si vous installez Vista, vous signez.

Le monde n'est pas si mauvais

À côté de tout cela, Gandi a mis en place un outil de statistiques sur les blog qu'il héberge (dont celui-ci) et j'ai découvert que j'avais des visiteurs ! Du coup je vais peut-être m'occuper un peu plus de ce blog. Surtout, je vais faire un effort sur l'orthographe.

Onze visiteurs uniques aujourd'hui tout de même. Une pointe à 46 le 11 de ce mois ! Par contre, vous êtes 89,7% ce mois ci à être sous Windows, 9,5% sous Linux (et Linux c'est le bien) et 0,8% sous Mac. Un jour il faudra que je vous explique pourquoi Linux c'est ci bien... 20% de Firefox, je suis un peu en dessous de la moyenne nationale...

voeux.png

mardi 31 octobre 2006

Le bon pirate est un cyberlooser !

Florent Latrive nous explique, sur caveat emptor, comment il a raté le web ou pourquoi il est un cyberlooser. Avec un style léger il nous fait un rappel historique sur le web, entre autres choses. Ce n'est que la première partie et on attend la suite avec impatience (en tout cas moi).

Florent Latrive est journaliste chez Libération. Il est également l'auteur Du bon usage de la piraterie publié à la fois aux éditions Exil et sous licence creative commons. Un bel exemple de cohabitation entre l'univers de la libre diffusion et celui de la distribution traditionnelle puisque le livre est épuisé !

Couverture de Du bon usage de la piraterie de Florent Latrive

Le livre est disponible au téléchargement au format PDF, peut être consulté en ligne grace à mpop et, pour ceux qui n'aiment pas lire, existe en format audio sur incipitblog.

samedi 21 octobre 2006

Résultats des concours de la semaine anti-DRM

freeculture.org a donné récemment les résultat de son concours de vidéo sur le thème des DRM. Très peu de temps après, linuxfr donne les résultats de son concourt de dessin sur le même thème. Voici une petite sélection...

La qualité des vidéos lauréates du concours de freeculture est vraiment superbe. Ma préférée n'est pas toute récente puisque je l'avais déjà vue avant ce concours mais elle est toujours autant d'actualité. En fait, elle est monstrueusement plus d'actualité que jamais.

Trusted Computing est sous licence creative commons sampling+. La vidéo est disponible en meilleure qualité sur lafkon.net et sur archive.org.


Les images retenues par linuxfr sont également excellente. Parmi la vingtaine d'image soumise, voici ma petite sélection :
Image de Cédric Joly sous licence Art Libre

Image de Armel sous licence Art Libre

Et un petit bonus de nojhan sous triple licence (CC-by-sa, Art Libre, GNU/FDL) :


jeudi 21 septembre 2006

Le monde selon Pititjo vu par ApeX

Un ami déplore l'absence d'un logo sur mon site. Il est vrai que le thème manque un peu d'originalité puisque c'est le thème par défaut de Dotclear 2.

Voila ce qu'il propose :

Pititjo vu par Apex

Bon, je ne pensepas l'utiliser comme logo mais elle est quand même délirante cette image (et en plus, sur cette version je ne passe pas pour un alcoolique...). Merci beaucoup Alexandre, je suis encore mort de rire.

Note : l'image n'est PAS sous licence creative commons.

mercredi 20 septembre 2006

Démonstration Linux à Jussieu

Je n'ai pas pu aller voir parceque c'était fermé donc je manque cruellement d'information mais il y a une démonstration de Ubuntu, la distribution GNU/Linux grand public à la mode, sur la campus de Jussieu.

Ça se déroule à l'Atelier, un préfabriqué situer entre les tours 44 et 54.

lundi 11 septembre 2006

Pyde 0.2

Dés

Tout rôliste s'est déjà retrouvé face à une situation où il devait jeter beaucoup de dés ou encore faire des calculs cabalistiques avec des dés partout dedans.

Pour aider face aux problèmes de dé en tous genres, voici pyde !

pyde est un tireur de dés écrit par Jonathan Barnoud.
 Il est distribué sous licence GNU/GLP.
 Tapez votre expression (ex : 2d4 *3 + 5d6) et validez.
 
 Syntaxe des expressions :
     - les dés sont sumbolisés par une expression du type [nombre de dés]d[nombre
  de faces]. Ainsi, la somme de deux dés à 6 faces sera notée «2d6».
     - les opérateurs autorisé sont +, -, *, /
     - le résultat précédent est noté «ans»
 
 Si le résultat n'est pas un entier, il sera tronqué à l'inférieur. Ainsi, 3.7 se
 ra affiché 3.
     
 Autres actions permises :
     H, HELP : affiche cette page
     Q, QUIT, EXIT : quitte l'application.
     UP : réinterprète l'expression précédente.
     UPLIST : affiche la liste des expressions utilisées dans l'ordre antichronologique (la dernière en premier)
     UP I : réinterprète la Ie dernière expression utilisée.
     ANS : affiche la liste des résultats obtenu dans l'ordre chronologique.
     VERSION : affiche la version.
 
 pyde ne prend aucun compte de la casse.

Prenons un cas tiré de Donjon et Dragon, dans la troisième édition, la taille d'un personnage humain correspond à 1,50m + 5d10 ( 5 dé à 10 faces) cm. Il sufira de taper 150+5D10 dans pyde pour obtenir le résultat.

Pyde peut lancer autant de dés que voulu, ainsi, 100000d6 (100000 dés à 6 faces) donnera un résultat. Il est également possible de jeter des dés exotiques comme des d3 (dés à 3 faces) ou encore des dé à 789 faces.

EDIT : L'image est «dérivée» d'une autre issue du domaine publique et trouvée sur wikipedia.

lundi 4 septembre 2006

S.O.S Bonheur

Couverture SOS BonheurUn mois sans rien de nouveau ici mais je suis toujours en vie !

AleX, dans un commentaire, regrettait qu'il n'y ait pas de version BD du Mus. Mes talents de dessinateurs étant fort limités je me vois mal lui faire plaisir. Mais le texte est sous une licence creative commons by-sa (Attribution, Partage des conditions à l'identique) libre à chacun, donc, de faire la bande dessinée qui va bien ; il faut juste savoir que cette BD sera de fait sous la même licence.

Sinon, il y a tout de même une BD qui traite de sujets très proches : S.O.S Bonheur de Griffo et Van Hamme. L'intégrale est sortie chez Dupuis dans la collection Aire Libre. Petit extrait :

- Inspecteur Brabant. Au nom de la loi, je vous arrête. Allez-y, vous autres, fouillez-moi tout ça !
- Vous m'arrêtez !? Qu'est-ce que c'est que cette salade !? De quel droit ?
- Sur plainte officielle de l'Union des Artistes Agrées, pour exercice illégale de l'écriture. Vous semblez ignorer que le métier d'écrivain est une profession protégée mon jeune ami. Pour l'exercer il faut être agréé auprès du ministère des arts et des lettres.

L'une de mes BD préférées ...

mercredi 2 août 2006

Le Mus. Et si c'était vrai ?

Jean regardait tranquillement la télévision lorsque passa une publicité pour le Mus, le baladeur numérique universel. Pourquoi continuaient-ils à faire de la publicité ? Tout le monde en avait un il n'y avait pas de concurrence. Ou plutôt, il n'y en avait plus. Voilà cinq ans maintenant, les rares concurrents du Mus avaient arrêté toute production sous l'injonction de l'Union Européenne, du gouvernement des États-Unis et de l'Organisation Mondiale du Commerce. En favorisant le monopole du Mus, le monde réglait un enjeu majeur : l'interopérabilité. Longtemps les consommateurs s'étaient plaint que la musique achetée sur telle ou telle plate-forme de téléchargement n'était pas compatible avec leur lecteur. Aujourd'hui toutes les plates-formes étaient compatibles avec le Mus. Il leur fallait bien sûr payer une licence pour utiliser le format du baladeur mais c'était en quelque sorte le prix à payer pour avoir la compatibilité universelle et puis les plates-formes de téléchargement étaient bien assez riches pour se le permettre.

Jean éteignit le poste. Le silence. Jamais il ne remercierai assez la gardienne d'avoir dénoncé le voisin à la police. Il jouait de la guitare alors qu'il n'était même pas inscrit au conservatoire. Bien sûr, il y aurait été inscrit, il n'aurait pas eu plus le droit de jouer chez lui. Mais sa faute aurait été moins grande. Jean savait bien que l'interdiction de jouer de la musique chez soi n'avait pas pour but premier de limiter la pollution sonore dans les immeubles, que ce n'était là qu'un prétexte mais il fallait bien avouer que cet effet était louable. Et puis la véritable motivation de cette interdiction l'était, à vrai dire, tout autant : en cadrant la musique au sein des conservatoires, on assurait une certaine qualité. Finis les groupes médiocres. On ne risquait plus de payer pour télécharger de la mauvaise musique, le conservatoire garantissait la qualité.

Le premier système mis en place pour garantir la qualité musicale auprès des consommateurs n'avait pas été suffisamment efficace. L'idée d'apposer un symbole sur toutes les productions non professionnelles était une bonne idée mais certains amateurs produisaient des choses très correctes et on avait toujours l'espoir qu'un amateur puisse tout de même faire de la bonne musique.

Logo «Attention amateurs»

Aujourd'hui, le problème était entièrement résolu. La musique était régentée par les conservatoires qui repéraient les musiciens talentueux et leur donnaient le droit de se produire en public et éventuellement d'être téléchargés sur les plates-formes d'achat. Les meilleurs groupes étaient même diffusés à la télévision durant les publicités.

En fait, les conservatoires n'autorisaient pas directement les représentations publiques. Ils inscrivaient les musiciens à l'Académie où ils gagnaient à la fois le statut d'artiste et celui de professionnel. Ce n'est qu'alors qu'ils pouvaient se vendre.

Logo conservatoire national

À penser musique, Jean fut pris de l'envie d'en écouter. Il sortit donc son Mus et mit les écouteurs dans ses oreilles. Un message publicitaire ciblé passa puis il put écouter un premier morceau. Il le savoura car c'était la dernière fois qu'il pouvait l'écouter. Après il devrait payer à nouveau. Heureusement, grâce à la publicité il pouvait écouter chaque morceau plusieurs fois. Certains refusaient qu'une publicité vienne se glisser entre deux morceaux mais Jean ne les comprenait pas car alors ils devaient payer pour chaque écoute.

À la place d'une nouvelle publicité, un avertissement passa : «Nous vous rappelons que vous devez faire passer votre baladeur au contrôle des contenus avant le 30 de ce mois.» disait la voix féminine. Voilà qui était contrariant pensa Jean. Le contrôle du contenu pouvait durer plusieurs jours mais il était obligatoire et nécessaire. Certaines personnes, des pirates sans scrupules, n'hésitaient pas à supprimer les systèmes de contrôle des morceaux qu'ils achetaient. Ainsi, il devenait impossible de leur proposer des publicités ciblées ou encore de s'assurer qu'ils payaient toutes leurs écoutes. Pire ! Certains de ces pirates téléchargeaient de la musique mise à disposition GRATUITEMENT par des musiciens qui n'étaient pas inscrits à l'Académie, parfois qui n'étaient même pas inscrits au conservatoire. De telles pratiques étaient dangereuses et immorales ! Si elles venaient à se répandre, elles pourraient porter atteinte à l'activité des professionnels et de leurs producteurs. La gratuité était un rêve redoutable, un ennemi qu'il avait fallu longtemps pour éradiquer et qui ne devait pas ressurgir au risque de perturber durablement l'économie.

Jean amènerait donc son Mus au contrôle dès le lendemain histoire d'être débarrassé de la corvée. En attendant, il acheta quelques nouveaux morceaux de jeunes artistes. Il ne savait pas du tout ce qu'ils faisaient comme musique mais leur qualité était certifiée par le conservatoire, l'Académie et l'industrie de la musique. Que demander de plus ?

vendredi 28 juillet 2006

Interview : Happiness Project

Cyrille du groupe Happiness Project a eu la gentillesse de m'accordé un petit interview sur leur forum. Voici en quelques questions, et surtout quelques réponses, le portrait de se groupe dont j'ai déjà parlé rapidement.

Lire la suite...

jeudi 27 juillet 2006

DADVSI arrive en pire !

Ma confiance en notre belle démocratie s'effrite toujours un peu plus depuis l'histoire des brevets logiciels. Aujourd'hui le conseil constitutionnel a donné son avis sur DADVSI et le texte qui en résulte ferait presque pensé que plus on s'agite plus le texte est mauvais.

  • Plus d'exception pour le travail collaboratif ;
  • L'intéroperrabilité déjà bancale passe complettement à la trape ;
  • Plus de réponse graduée : prison pour tout les contrevenants !

Bientôt la promulgation...

Cette maudite loi est innaplicable. Pas de soucis à ce faire au quotidien bien que l'idée d'être dans l'illégalité pour pouvoir lire un DVD légalement acheté me dépite. Par contre o peu s'attendre à une vague de condamnation pour l'exemple car le seul moyen de se servir de cette lois c'est de faire peur.

Quels conséquences pour les logiciels de P2P ? Nous le saurons bien trop tôt.

- page 3 de 5 -