Quels distribution/diffusion pour la culture libre ?
Par Pititjo le samedi 8 juillet 2006, 05:09 - Culture libre - Lien permanent
Un problème de plus en plus récurent sur les plateformes de téléchargement de musique en libre distribution provient de la quantité faramineuse de titre proposés qui tend à noyer les artistes dans la masse.
Là où les plateformes devaient donner de la visibilité, les artistes restent à l'ombre de la quantité d'information disponible.
Les tentatives de réponses proposées ici le sont pour un contexte musical mais peuvent êtres aussi bien appliquées, avec in minimum d'adaptation, à tous les autres types d'œuvres, qu'il s'agisse d'écrits, de productions graphiques ou d'autres choses.
Une solution proposée est de limiter le nombre d'artistes présents sur la plateforme en effectuant une sélection. C'est ce qu'on observe sur, par exemple, Zic2Zic ou encore Keopz.
C'est une façon de faire. Elle est intelligente et la plateforme joue ici le rôle initiale d'un label à savoir repérer de nouveaux talents et les mettre en avant.
Cependant, si toutes les plateformes usent de cette solution, certains artistes ont de grande chance de n'être sélectionnés nul part et donc de ne pas être publier. Ceux qui n'était que très peux regardés sont alors complètement exclus. On se prive ainsi de la «longue traîne», concept selon lequel il ne faut pas se limiter aux «charts» et que chaque artiste est susceptible de correspondre à une niche d'auditeurs.
Il faut donc que certaines plateformes continuent à recenser un maximum d'œuvre afin que toutes soient accessibles.
Ainsi, les œuvres recensées et accessibles, c'est la distribution qui est assurée.
Reste la diffusion.
Ce n'est qu'à présent que doit s'effectuer la sélection. De plus, à présent qu'elle est libérée de la production et de la distribution, celle-ci peut être effectuée par chacun.
Chacun devient donc un label potentiel et peut, selon ses moyens, faire la promotion de sa sélection.
Reste à trouver les «diffuseurs» qui nous conviennent le mieux en tant qu'auditeur et nous somme sûr de découvrir une musique qui nous plaira.
Ce mode de diffusion existe déjà (des plateformes tels que musique-libre.org ou Jamendo recensent les œuvres et les artistes, les auditeurs partagent leurs goûts au travers de leurs blogs ou par l'échange de listes de lecture) cependant, il n'est pas encore suffisamment aboutit. Le recensement de ses «labels individuels» est encore trop primitif et, en tout cas, pas suffisamment mis en avant. Les auditeurs continuent à chercher à faire leur découvertes directement sur les plateformes de téléchargement plutôt que de se tourner vers des diffuseurs qui restent encore trop annexes.
Que faudrait-il faire pour encourager le recours à la «diffusion communautaire» et sa prolifération ?
Jamendo s'oriente petit à petit vers cette sélection effectuée par la communauté avec son outil «blog-it» qui permet de publier sur son blog la critique soumise à un album sur la plateforme.
Mais une critique sur Jamendo et un billet sur un blog ne sont pas élaborés de la même manière et l'outil, involontairement, pousse à se contenter d'une critique, aussi construite soit-elle, là où on pourrait avoir un billet étayé de liens, d'images, de son...
Il faudrait pour bien faire implémenter les traceback dans les pages albums et artistes.
Le site musique-libre.org a, quant à lui, sa base de donnée de labels depuis les débuts du site. Chaque label y est décrit et propose une liste de lecture. Bien sûr, il y a un lien vers le site du label.
On est proche ici de ce que l'on recherche. Peut-être faudrait-il agréguer le contenu des sites des labels sur la plateforme afin de les cerner plus efficacement. Il serait intéressant également que, pour chaque artiste, les label parlant de lui soient indiqués.
Cependant, musique-libre.org ne laisse la place qu'aux labels organisés mais pas à l'individu qui propose ses sélections de la même manière.
Ainsi, si le référencement et la mise à disposition des œuvre, qui constituent l'essentiel de la distribution, semblent au point, le travail autour des «diffuseurs communautaires» n'est pas encore aboutit bien que sur la bonne voie.


